Otourly's Blog

Interview de Vanaryon, développeur de Jappix

Posted in Jappix by otourly on juin 26, 2010
Jappix

Logo de Jappix, soutenu par PostPro - double-licence AGPL + Art Libre - Vanaryon & Julien Barrier

Vanaryon est un des développeurs de Jappix et il a accepté de répondre à mes questions.

Tout d’abord, Vanaryon, comme on disait dans le temps, «ASV?», autrement dit, peux-tu te présenter ?

Ah, je ne connaissais pas le « ASV » 🙂 Je suis Vanaryon et je suis un jeune Français convaincu des Logiciels Libres, actuellement entre la première et la terminale S SVT (oui oui, en vacances !), pour me diriger plus tard vers du médical. Cela peut paraître étonnant pour un passionné comme moi, mais j’ai peur d’éteindre ma passion en en faisant mon métier (surtout après avoir entendu les commentaires négatifs de certains ingénieurs informaticiens ayant dépassé la quarantaine).

Comment peut-on définir jappix ? D’après l’utilisation que j’en ai fait, je dirais qu’il s’agit d’une messagerie instantanée qui ne requiert pas d’installation mais c’est peut être un peu trop condensé. Vanaryon, qu’est-ce donc ce Jappix ? D’où vient ce nom ?

Bon, on va commencer par le nom : Jappix vient de Jabber et de « Pix », ce qui défini l’importance de l’aspect visuel du client et de sa facilité d’utilisation. En effet, j’ai le souhait que Jappix soit utilisable (et utilisé !) du grand public, et ce, afin de promouvoir la liberté que XMPP leur donne !

Ceci fait, je vais pouvoir tout expliquer : Jappix est un client XMPP (protocole anciennement connu sous le nom de Jabber, qui porte toujours à confusion aujourd’hui). Jappix a pour but d’être le Gajim (qui est LE client XMPP de bureau de référence) des applications web, voire plus. En fait, c’est surtout après avoir fait la constatation que les web-clients XMPP actuels étaient trop archaïques ou pas assez poussés, voire même pas finis et abandonnés que j’ai voulu lancer ce projet. Je précise que le terme « client XMPP » désigne un programme permettant de faire de la messagerie instantanée par XMPP, voire plus à l’avenir, avec toutes les mutations qu’a subit le protocole.

Mon idée tombait bien : en semptembre dernier, j’avais déjà de solides connaissances en xHTML/CSS et je souhaitais apprendre le JS ainsi que pousser un peu plus ma connaissance du PHP, voire même du protocole XMPP !

Ce fut la génèse de Jappix. Je peux t’assurer qu’au tout début j’ai galéré comme pas possible pour réussir à obtenir un résultat. Normal, je ne connaissais presque rien en JS, le langage « clé » de Jappix.

Qui se cache derrière Jappix ? Il y a combien de développeurs, de traducteurs ?

Derrière Jappix se cache finalement pas mal de contributeurs mais très peu de personnes actives (à vrai dire, je suis la seule personne vraiment active dans ce projet).

Ces contributeurs sont des développeurs, des traducteurs, des gens qui promeuvent Jappix, des gens qui font des suggestions d’améliorations voire des rapports de bogues.

Pour te donner un nombre, actuellement une personne (Mathieui) m’a aidé dans le développement, en améliorant le script PHP permettant de détecter la langue du navigateur. Sinon, c’est moi qui ai fait tout le reste, du graphisme, aux traductions anglaises, en passant par le code (enfin, tout : je me suis basé sur quelques librairies PHP et JS pour m’aider à avancer plus vite). Au niveau des traductions, je pense que l’on peut parler de 5 traducteurs (allemand, espagnol, italien et bientôt russe).

Mais il y a aussi un tout autre type de contribution : les donations et l’apport matériel ! Et là, je peux te dire qu’il y a eu beaucoup de monde par rapport à ce que j’imaginais : nous avons récolté 70€ de donations de la communauté, avec des dons s’élevant jusqu’à 30€ mais aussi des plus modestes (merci à ces personnes !).

Par « apport matériel », j’entends l’apport de serveurs. En fait, beaucoup de gens du Libre ont un dédié (avec des ressources modestes) à leur disposition pour geeker ou héberger leurs sites/services web. Au tout début, nous voulions prendre un petit Gandi avec les dons, mais Stéphane, que j’ai rencontré sur notre salon de discussion, m’a donné l’idée de demander à la communauté une petite place sur leurs serveurs afin d’héberger les nœuds du réseau (pour le service officiel).

Et ça a marché ! Outre les enjeux économiques, temporels (ça permet de répartir les temps de gestion), il y en a aussi un de taille : l’écologie ! En effet, ces serveurs n’étant pas surchargés, la place qu’il leur reste de libre n’est que du surplus inutile et mauvais pour la planète, et encore plus si nous faisions l’acquisition d’un nouveau serveur. En utilisant ces parties inutilisées sur toutes ces machines, c’est l’environnement que nous aidons !

Corrige moi si je me trompe, mais actuellement Jappix est basé sur le protocole XMPP et de ce fait, en se connectant à Jappix, on se connecte au réseau XMPP où on va retrouver des contacts utilisant Gmail ou Facebook. Mais il n’est pas possible de se connecter à d’autres réseaux tels que ICQ, AIM, Skype, MSN ou même IRC ?

Oui, en utilisant Jappix on se connecte à deux entités du réseau XMPP (un relai BOSH et un serveur XMPP) qui nous met en relation avec son ensemble ! Cependant, ça n’est pas pour autant que nous sommes à l’écart des autres protocoles, que je ne qualifierai pas de réseaux en raison de leur centralisation (mis à part IRC qui n’est pas centralisé mais qui ne permet pas à plusieurs serveurs séparés de communiquer entre eux).

En effet, les serveurs XMPP proposent quasiment tous l’ajout de composants, qui peuvent être des passerelles MSN, IRC, ICQ, Yahoo!, etc… Ceci est très intéressant, car cela permet d’avoir un client simplifié uni-protocole (XMPP) qui reçoit les évènements venant de MSN, par exemple, en son langage (XMPP, XML). Ainsi, utiliser XMPP n’est pas du tout se fermer à ses amis sur MSN.

Pour revenir à Jappix, il ne supporte pas pour le moment les passerelles, mais ça viendra. Comme on le dit « Rome ne s’est pas faite en un jour » 😉

Je cite : «Jappix, c’est bien plus qu’une messagerie instantanée : ça ne fait pas le café, mais presque !» c’est sûr je n’attends pas d’une messagerie qu’elle me fasse le café, mais qu’est ce qu’à donc Jappix dans le ventre ?

Cette phrase, c’est plus de la comm’ qu’autre chose, et actuellement je ne dirais plus cela pour en faire la promotion. La première version n’était qu’une messagerie instantanée des plus basiques. Cette phrase s’appliquerait bien mieux à la future 0.2, de nom de code Lidar, qui intègrera le microblogage par XMPP !

Dans le ventre, Jappix n’a pour le moment que du code sale, beaucoup de code sale ! Lourd, superflux : c’est pourquoi je vais passer les derniers jours avant la sortie de la 0.2 à le simplifier et le rendre bien plus propre/beau.

Ce que j’apprécie avec les logiciels libres, ce sont les évolutions qui vont s’implémenter aux fil des années… Quelles sont les évolutions prévues du projet ?

Moi aussi j’apprécie cela, surtout qu’un projet tombé à l’abandon peut reprendre son activité par une reprise du projet, vu que le code est ouvert (un exemple, j’ai repris le projet JabberHTTPBind pour le relai BOSH en lui donnant le nom de Palladium).

Les évolutions prévues, c’est une simplification de l’interface afin de rendre Jappix encore plus accessible par le grand public. Aussi, nous prévoyons de nous axer sur le côté réseau social pour les prochaines versions (0.2 incluse, mais aussi les suivantes). Après, ce sont les utilisateurs qui vont nous dire ce qu’ils veulent. On dit bien que « le consommateur est roi » : appliquons cela au Logiciel Libre et disons « l’utilisateur est libre de choisir » 😉

Et une dernière pour la route: quand sortira la prochaine version de Jappix ?

La prochaine version de Jappix, la 0.2, sortira courant août 2010 (je ne sais pas encore quand exactement dans le mois, tout dépendra de notre avancement).

Liens:

Blog de Vanaryon : http://www.vanaryon.eu/

Jappix: http://www.jappix.com

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Le Wiktionnaire est ton ami

Posted in Wiktionnaire by otourly on février 13, 2010

En réponse au billet du choix du chaos, je vais parler de ce qu’est le Wiktionnaire. Car le Wiktionnaire ne se réduit pas à de l’argot et des interwikis…

En fait pour faire simple,  C’est un projet de dictionnaire étymologique de traductions, conjugaisons, d’expressions qui répertorie les homophones, la prononciation,  les anagrammes, la complétion… En fait les fonctions disponibles se trouvent sur cette page.

Et on voit bien que la liste est longue et qu’on ne peut la résumer à l’argot et les interwikis ! Car ce qui différence aussi le Wiktionnaire des autres dictionnaires c’est qu’il propose des entrées dans plus de 700 langues !

En fait c’est parce que le Wiktonnaire défini les mots  de manière simple et courte, qu’il a été utilisé pour l’outil wikt look up que j’ai déjà parlé précédemment .

C’est un outil qui s’améliore au fur et à mesure que l’unique développeur a du temps. Mais encore récemment, l’adaptation pour le Wiktionnaire en russe a été faite et l’intégration des sons venant notamment du projet Shtooka est disponible pour la version anglaise. Prochainement on devrait voir les sons sur la version francophone.

Le projet Shtooka est très complémentaire au Wiktionnaire, puisqu’il s’agit en fait d’une banque de données d’enregistrement de mots dans toute les langues. Et ces données sont sous licence creative commons… Le fait que ces sons soient sur Wikimedia commons finalement arrange tout le monde; en effet ça permet d’en faire profiter tout les Wiktionnaires, les Wikiversités (pour les cours de langue)  mais le projet Shtooka lui même en l’aidant à le faire connaitre. Je peux me tromper mais il ne me semble pas qu’il existe d’autres projets libre de sons…

Pour conclure, je dirais que malgré que l’édition du Wiktionnaire est plutôt compliquée avec ses 11 000 modèles (environ) , les wikidémiciens ont réussi à faire un projet original et plutôt pratique. Et c’est une success story quand on sait qu’il fait partit des 1000 sites en français les plus visités…

Posted in Systèmes d'explotation by otourly on novembre 28, 2009
Le monde des OS

Microsoft, Google et GNU... © CC-by-SA Otourly

Je n’ai pas mis Apple dedans, car je connais mal, mais ça ne l’empêche pas d’exister…

Mais voici le panorama des principaux OS.

Pour le « Nous allons tous mourir » : voir http://www.ecrans.fr/Google-Les-donnees-personnelles,7275.html

A cette histoire, d’ailleurs, je me demande ce que faisaient nos ancêtres sans internet…

Une histoire de licence: c’est ma photo !

Posted in Wikimédia Commons by otourly on novembre 16, 2009

Un rat mort à Francheville

Un rat mort à Francheville - Wikimédia Commons © CC-by-SA Otourly

Depuis que je suis administrateur sur Commons, j’ai parfois entendu des personnes s’interroger sur le fait de laisser leurs photos sur ce site. Maintenant j’ai envie de leur répondre, je sais que ça ne se fait pas trop de répondre par une question, et pourquoi pas?

Voici mes propres raisons, à vous de vous construire les vôtres.

  • Partager aux autres ce qu’on a vu.

C’est assez intéressant de partager, c’est ainsi qu’on a appris à parler, c’est ainsi qu’on a cultivé notre savoir, ainsi partager des prises de vues c’est offrir des images à quelqu’un qui n’a pas eu la chance de voir ce que vous avez vu, au moment où vous l’avez vu.

  • Donner envie à d’autres

Je n’ai pas la prétention de faire des photos excellentes, mais j’espère qu’avec mes photos d’autres auront envie de faire mieux. Et franchement pour moi ça vaut mieux que si je les avais réalisées à la perfection du premier coup, avec l’apprentissage et la capacité technique qui va avec.

  • Laisser libre la retouche de mes images

Il est certain que nous ne voyons pas les images de la même façon. Aussi, les goûts et les couleurs…

Donc, il est pour moi naturel de laisser à d’autres personnes la possibilité de modifier mes images, de quelconque façon (en dehors de ce qui est contraire à la loi évidement) , afin de partager une autre vision de mon image.

  • Permettre aux autres de réutiliser mon image modifiée ou non

Ce point permet de compléter la boucle, ainsi ça donnera peut être l’idée de la faire partager, la modifier et de la montrer à nouveau..

Mais pourquoi Commons alors me diriez-vous?

Commons est une base de donnée multimédia libre [1]. Ce site partage ma vision de la photo. Mes photos peuvent être réutilisées, notamment sur Wikipédia, mais aussi sur les autres projets de la Wikimédia Foundation. Elles pourront y être modifiées, classées, décrites dans plusieurs langues.

J’ai fait le choix de rien gagner de mes photos, car la photo n’est pour moi qu’un loisir, et l’unique récompense que j’accepte c’est la mention correcte de la licence.

Non, vraiment, je ne vois pas pourquoi je laisserai mes photos numériques prendre de la poussière dans un coin d’un disque dur, et pire, que le témoignage qu’elles pourraient offrir soit perdu, ou détruit.

L’explication du titre se trouve à cette adresse: http://peaulithique.wordpress.com/2009/11/03/il-naime-pas-les-rats/, je n’aurais pas cru qu’un jour une de mes photos soit à ce point lié à l’actualité.

Mettre un peu de Wiktionnaire dans Wikipédia

Posted in Wiktionnaire by otourly on novembre 15, 2009

Au cours de mes deux ans de contributions sur Wikipédia, on m’avait fait part d’un addon de Firefox, pour avoir la définition du Wiktionnaire dans une infobulle.

Je l’avais installé, et puis constatant que cela fonctionne, je l’ai peu à peu oublié. Jusqu’au jour où au cours d’une discussion sur IRC, en réfléchissant sur comment faire pour sortir Wikinews de sa coquille, l’idée m’est revenue. Mais, contrairement à Wikilook, je trouvais ça bien de ne pas l’avoir que sur Firefox.

En effet, ça arrive à tout le monde de changer de pc, et l’idéal serait quand même de ne pas avoir à changer ses habitudes en changeant de navigateur. C’est le principe même des préférences pour ceux qui ont un compte sur Wikipédia.

Donc il nous fallait un gadget. C’est chose faite, comme sur la version francophone de Wikinews, nous ne pouvions pas le faire, ce sont nos camarades anglophones qui ont permis la création de ce bout de code Javascript.

Ce code est composé en deux parties, une partie qui extrait les définitions des Wiktionnaires, et une autre, le gadget, qui les restituent sur les projets où il se trouve. Il ne va pas sans dire que le travail est double, d’une part il s’agit de traduire/adapter le code d’extraction, mais également demander de placer le gadget sur les projets, s’ils le souhaitent.

Les caractéristiques intéressantes du système sont:

  • Détection de la langue de l’interface de Mediawiki de l’utilisateur, ce qui permet d’afficher une infobulle traduite dans la langue de l’interface (A condition naturellement que le code d’extraction soit adapté sur le Wiktionnaire de la langue choisie)
  • Détection de la langue du site, permettant ainsi de renvoyer les définitions des mots en prenant en compte la langue d’origine.
  • Actuellement les langages supportés sont en, fr, it, es, nl et d’autres suivront
  • Le script permet de trouver également les premiers mots des phrases qui ont des majuscules alors que wikilook ne le fait pas
Démonstration

Utlisation du script sur l'article du Wiktionnaire 政府

En gros, si je vais lire un livre de la Wikisource anglophone, je change l’interface en français, puis je choisi le gadget wiktionary Hover, Je pourrais lire un livre en anglais et si je bute sur un mot avoir la définition en français du mot anglais. J’obtiens ainsi la traduction de ce mot.

De plus, Bawolff a annoncé sur son blog que le script fonctionne aussi pour les blogs. Il vous suffit de double-cliquer pour vous en rendre compte!

On retrouve ce bout de code également sur ce site. Je ne ferais pas une liste exhaustive, mais c’est une affaire à suivre…

Si vous trouvez des erreurs, bogues en tout genres, merci de les reporter sur cette page.

Bienvenue

Posted in Uncategorized by otourly on novembre 14, 2009

Lancement de ce petit blog, qui racontera en gros les choses inintéressantes ou pas de ce que j’ai vu, fait ou rencontré.

Bref pas grand choses mais on verra bien !

Otourly.

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