Otourly's Blog

Pourquoi choisir OpenStreetMap ?

Posted in OSM by otourly on mai 30, 2014

Je ne vais pas ici décrire le projet OpenStreetMap encore une fois, mais plutôt ce qui fait qu’à mes yeux le projet soit devenu, après 10 ans d’existence, la référence de la cartographie.

La plus grande qualité d’OpenStreetMap est sa réactivité. Le projet évolue vite, et pour les zones urbaines, cette évolutivité est appréciable. En effet, il peut arriver qu’une infrastructure soit temporairement fermée à cause de travaux. Ça a été le cas pour les travaux dans le tunnel de la Croix-Rousse : ce tunnel lyonnais a été fermé pendant une année en 2013. Pendant ce temps là, il était bien paramétré comme fermé à la circulation, évitant ainsi de diriger les personnes cherchant un itinéraire, au moyen d’une solution basée sur OpenStreetMap, dans une impasse. Il va de même pour les éléments d’autoroute en construction. Ils sont en général présents dans OpenStreetMap bien avant leur ouverture, contrairement à d’autres services en ligne.

Lorsqu’on leur parle du projet, beaucoup de personnes se demandent comment les données sont mises à jour. Ces moyens sont variés. Le projet a à sa disposition des imageries, qu’elles soient satellites ou aériennes, le cadastre (pour la France), les GPS des contributeurs et depuis peu les données ouvertes (ou opendata). Le fait de mutualiser ces moyens pour la contribution au projet permet cette réactivité.

Un des points bloquant pour ceux qui souhaitaient utiliser OpenStreetMap sur leur site était l’impossibilité de l’incruster. C’est désormais faisable avec uMap, qui permet de choisir un rendu basé sur OpenStreetMap, de dessiner par dessus des formes (points, lignes et polygones) et de partager le résultat. Ainsi il est possible de faire facilement des cartes interactives, avec des fonctionnalités d’importation de données GPS et OSM. Par exemple sur cette carte des murs peints, les données sont extraites du projet à chaque chargement de la carte (qui peut être long). Pour anecdote, cette carte est la plus complète à ce jour sur Lyon, pourtant « capitale des murs peints », et qui propose des circuits touristiques sur ce thème.

Jusqu’à présent, OSM n’était pas un fournisseur de données ouvertes, mais plutôt un consommateur. Les services qui voulaient utiliser des données n’avaient qu’à piocher dans la base. L’association qui fait la promotion du projet en France, OpenStreetMap France, est maintenant devenue fournisseur de données ouvertes. Après extraction et traitement des données OSM, des jeux de données sont mis à disposition sur le site du gouvernement http://data.gouv.fr. Parmi ceux-ci, il y a la Base d’Adresses Nationale Ouverte (BANO) qui non seulement fourni une base des adresses  à partir de différentes sources mais en plus permet d’améliorer OpenStreetMap en affichant les adresses manquantes au projet. Et c’est toujours plus facile de voir ce qu’il manque lorsqu’on sait ce qu’il manque !

Dans certaines villes, la base de donnée OpenStreetMap est la plus complète disponible. Et mieux encore,  contrairement à certains services en ligne, des solutions basées sur OSM proposent des itinéraires cyclables en plus de l’itinéraire routier déjà disponible. D’ici quelques années il sera probablement possible de faire un calculateur d’itinéraires pour les personnes à mobilité réduite basé sur OpenStreetMap. Et le projet ne s’arrêtera pas là…

PS : Pour apprendre à y contribuer, c’est par ici : http://learnosm.org/fr/

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Si Wikipédia fonctionnait comme OpenStreetMap…

Posted in OSM, Wikipédia by otourly on août 7, 2013

…elle serait une base de donnée d’informations. Elle n’aurait pas d’images, pas de sons ni de vidéos.

Image par John Beal (CC-BY-SA-2.0) via Wikimedia Commons

  • L’édition

Il y aurait deux moyens d’édition:

– Celle en ligne serait limitée en fonctionnalités et son utilisation plutôt marginale. L’accès à l’édition pourrait être anonyme et bridé. Cette application offrirait une connexion sécurisée.

– Hors-ligne: elle nécessiterait l’installation d’un logiciel  plutôt déroutant pour les nouveaux utilisateurs. Elle serait cependant plébiscitée pour ses fonctionnalités avancées d’édition. De plus, il ne serait pas possible de l’utiliser sans se connecter. La connexion ne serait pas chiffrée.

Les données sur le site seraient dans toutes les langues, et ne subiraient aucune censure gouvernementale.

Les informations seraient stockées dans des champs décrits en anglais que les logiciels d’édition traduiraient à l’affichage.

Le travail inédit serait apprécié voire même encouragé, sauf cas évident de vandalisme.

Il n’y aurait pas de liens externes en-dehors des sites internet officiels. Les sources se résumeraient à du texte placé dans le commentaire de résumé.

Les fautes d’orthographes ne seraient pas gênantes: il y aurait un programme pour les détecter et les indiquer à des contributeurs expérimentés afin de les corriger.

Wikipédia pourrait être très détaillée, avec des anecdotes et des descriptions complètes des entrées qu’elle possède dans sa base de données.

  • La lecture

Wikipédia permettrait une lecture plus littérale, mais simple, de sa base de donnée. Cet affichage ne montrerait pas toutes les données dont elle dispose. Ainsi des sites miroirs ou spécialisés en fourniraient d’autres non visibles. Il y aurait d’ailleurs des informations qui ne seraient affichées nulle-part en dehors de l’interface d’édition.

  • La communauté

Les portails n’existeraient pas, il n’y aurait que des projets thématiques.

Des petites notes pourraient être placées dans la base de donnée, à destination des autres utilisateurs.

Le bistro de Wikipédia serait une liste de discussion permettant ainsi à chacun de le filtrer ou pas. D’ailleurs la plupart des discussions seraient des listes de discussion. Les doutes et remarques y seraient exprimés principalement.  Ces listes seraient publiques mais cela ne leur éviterait pas les marronniers.

Il ne s’agit bien évidement pas d’un souhait de voir Wikipédia ainsi transformée, mais je pense que c’est intéressant d’en faire la comparaison. Cet article est une façon de montrer que la « Wikipédia de la cartographie » n’est pas si proche de Wikipédia qu’il n’y paraît.

La carte OSM de Wikipédia s’améliore

Posted in OSM, Wikipédia by otourly on avril 12, 2012
Écran centre conmercial Lyon confluence - Wikipedia et OSM

La carte que l'on trouve actuellement sur Wikipédia, ici dans le centre commercial de Confluence. auteur : Otourly

WIWOSM, pour Wikipedia where in OSM c’est le nom du projet qui va rapprocher un peu plus Wikipédia d’OpenStreetMap. Ce projet est déjà fonctionnel sur la Wikipédia en allemand, à travers le lien désormais habituel « Karte ». Ce projet s’étendra sur l’ensemble des langues supportées lorsque OSM aura fini son changement de licence.

Pour l’utilisateur, en plus de ce que le lien proposait déjà, la région couverte par l’article va apparaître en rouge avec une transparence afin de ne pas masquer la carte. Toutes les possibilités seront traitées à savoir : un ensemble de polygones, un ensemble de segments ou un point.

Contrairement au système précédent, où la valeur ajoutée provenait uniquement de Wikipédia et de ses coordonnées GPS, WIWOSM profite du fait que OSM soit une base de donnée avant tout. En effet, dans OSM on peut marquer des objets avec une clé wikipedia. Et c’est cette clé qui est utilisée par le projet WIWOSM.

Les avantages sont multiples : ainsi la géolocalisation d’objets ne sera qu’améliorée. En effet on ne peut pas tout géolocaliser avec des coordonnées GPS, et OSM permet de fournir des informations précises et pertinentes. D’autant plus qu’avec un point GPS plusieurs problèmes se posent :

  • Certaines frontières sont découpées et fragmentées en plusieurs morceaux. Exemple : Tyrol
  • Certains articles ne peuvent pas être géolocalisés sans faire débat. Grosso-modo tout les articles qui impliquent plusieurs communes/départements/régions/cantons/pays… Exemple : Autoroute A7

Certes ce nouveau système offre quelques avantages, mais cela ne peut pas remplacer les coordonnées GPS, car OSM ne traite que l’actuel. Donc on ne verra pas sur cette carte les anciennes lignes de tramway de Rennes, par exemple.

En réalité, on peut déjà voir le résultat de cet outil directement sur la Wikipédia francophone grâce au WikiMiniAtlas, et pour cause, WIWOSM y est déjà implémenté. Ce dernier est très impressionnant, mais le fait qu’il utilise différentes données libres dont OSM (du coup il faut chercher la mention de la licence)  et que le zoom soit moins efficace le rend moins intéressant à mes yeux.

WIWOSM évoluera avec OSM, et même s’il n’y a qu’un peu moins de 170 000 clés wikipedia dans OSM, ce nombre ne fera qu’augmenter.

Quelques exemples en vrac :

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Géolocalisons Wikipédia

Posted in OSM, Wikimédia Commons, Wikipédia by otourly on novembre 20, 2011

Ça faisait un moment que je me disais que je devais faire un article. Je dois à présent rattraper un peu mon retard.

Giving the tree a hand to stay up !

Giving the tree a hand to stay up! auteur : Barrie Cann CC-BY-SA 2.0

En 2011, alors que les versions linguistiques principales fêtaient leur 10 ans (et donc bien plus que l’âge de raison), les utilisateurs de Wikipédia en français ont décidé d’améliorer la géolocalisation des articles. Ce qui est très important car c’est parfois difficile à contrôler.

En fait, ce que les francophones font, ça se fait déjà sur la Wikipédia en Allemand. Un outil permet de nous remonter les erreurs liés au modèle:coord (et dérivés) qui, il faut l’avouer, n’est pas simple à utiliser. Par conséquent sur La Wikipédia en Français on privilégie l’infobox. On inclue le modèle coord dans cette boîte et finalement ça ne laisse au contributeur lambda que deux champs à remplir. Il peut notamment utiliser Geolocator pour arriver à ses fins.

Ensuite entre OpenStreetMap, dont j’en ai déjà parlé dans mon article « Open Street Maps intégré aux articles de Wikipédia » (notez que j’avais fait une faute à l’époque puisque j’avais rajouté un « s » qui est de trop). C’est l’occasion pour moi de dépoussiérer cet article et de le compléter :

– En octobre 2011, le nombre d’articles géolocalisés sur la Wikipédia francophone a atteint la barre des 176 000.

– Un script est fonctionnel pour récupérer  les coordonnées des articles s’ils existent sur la Wikipédia en français mais n’ont pas de coordonnées alors que ils apparaissent sur une autre Wikipédia.

– Le déploiement de la carte OSM est lent mais j’ai noté que déjà au moins 15 Wikipédia l’avait effectué. (pour avoir aidé la Wikipédia en italien et celle en vénitien, c’est ni très compliqué ni très facile; pour la Wikipédia en italien, la nouveauté a été mentionnée sur le blog de Niccolò Caranti )

Mais je pense que l’utilisation des coordonnées GPS est presque dépassée. Certes Wikipédia continuera à donner les coordonnées GPS qui s’avèrent utiles, mais finalement il n’est pas simple de pointer avec la bonne précision sur le monument concerné.

En effet, doit-on placer les coordonnées à l’entrée d’un monument (et laquelle ?), à son barycentre, son centre de gravité, ou un point quelconque ? J’avais eu il y a quelques temps une discussion avec un utilisateur, justement à propos de mettre les coordonnées GPS dans les infoboxes. Le problème est que notamment pour les massifs montagneux loin d’être évident de placer une coordonnée pour indiquer là où le massif se trouve. Doit-on placer les coordonnées (et donc la montagne) dans la commune que je préfère où celle du voisin ? Dans la commune où on trouve la plus grande partie mais pas son sommet ? À l’inverse ce serait réducteur de placer des coordonnées GPS sur le sommet du massif.

Donc il faut se pencher d’avantage sur ce que fait la force du projet OpenStreetMap. C’est un projet libre et comme tout projet libre qui se respecte, on a accès facilement à l’envers du décor. Par conséquent, on pourra récupérer non pas les coordonnées GPS (qui suivant la manière dont on les récupère est plus ou moins précis) mais directement l’identifiant OSM. C’est d’ailleurs l’objectif de la patate que j’ai lancée sur Wikimédia Commons à travers un modèle qui n’est pour le moment qu’expérimental, et qui normalement devrait être remplacé à terme.

Par exemple prenons l’article sur le Lac Léman actuellement les coordonnées pointent sur la partie française du lac, lac qu’on ne voit même pas en entier…

Par contre en récupérant l’identifiant OSM du lac (le chargement peut être long), on a une vue centrée et à la manière dont c’est géré par OSM il sera possible de surligner les limites.

La récupération des identifiants OSM pourrait même être (semi- ?) automatique, puisque le projet OSM possède une clé pour définir qu’une zone ou un point donné a un article sur Wikipédia. Il y a d’ailleurs une page expliquant le projet de collaboration avec OSM sur le wiki de ce dernier.

Or, la Wikimedia Foundation, rappelons-le, a des serveurs OpenStreetMap qui récupèrent les changements sur les serveurs du projet OpenStreetMap à la minute. Donc ces serveurs doivent être synchronisés et doivent conserver les identifiants OSM. Par conséquent il sera possible de s’appuyer uniquement sur les serveurs de la Wikimedia Foundation et ainsi soulager ceux du projet OpenStreetMap.

Revenant des Journées du Logiciel Libre, je ne cache pas que ces deux projets, OSM et Wikipédia attirent du monde et que finalement, quand on parle de ces liens entre ces deux projets, les réactions sont très positives.

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Open Street Maps intégré aux articles de Wikipédia

Posted in OSM, Wikipédia by otourly on octobre 29, 2010

Le 20 Octobre dernier, la Wikipédia Germanophone a intégré Open Street Maps à tout les lecteurs de l’encyclopédie de la langue de Goethe. Auparavant, cette fonctionnalité était disponible que pour les utilisateurs inscrits appelée Gadget-osm.js depuis février 2008.

Concrètement, cela ajoute un lien supplémentaire sur les articles en haut à droite, là où l’on trouve les coordonnées. Les wikipédiens germanophones ont créé un projet pour placer les coordonnées sur les articles.

Mais à partir de ce soir, tout les utilisateurs de la Wikipédia Francophone peuvent à présent profiter à leur tour d’une visualisation dynamique de la carte Open Street Maps avec la position des articles de Wikipédia situés à proximité.

Passons aux statistiques, d’après le projet géocoordonnées allemand cité plus haut,  la Wikipédia Francophone a 63 637 articles géolocalisés. Ce n’est pas mal, mais si l’on compare ce nombre au nombre de communes en France qui est de 36 783, ça fait tout de suite beaucoup moins impressionnant. Bon si on regarde le décompte actualisé, on trouve 78 982. ce qui est pas mal, et nous place cinquième en terme d’articles géolocalisés. C’est bien mais ça signifie qu’il y a de nombreux articles sur Wikipédia qui n’ont pas le modèle {{coord}} ou bien les champs des infoboxes ne sont pas renseignés.

Maintenant, ce n’est pas tout, j’ai parlé des communes de France, mais il se pose deux problèmes dans Wikipédia à leur sujet:

– La nouvelle infobox, qui est sensé être plus jolie et plus propre ne fait pas l’unanimité,

– Les coordonnées des articles sur lesquels l’infobox est placée ne se trouvent pas en haut à droite (une vieille discussion), donc il n’est pas possible de voir la carte interactive OSM.

Il n’y a pas que l’infobox des communes françaises qui est concernée par le second problème (les infoboxes des communes du Portugal par exemple) mais c’est là que les discussions vont bon train.

Enfin il existe quelques outils assez sympathiques et facile d’utilisation pour jouer avec les coordonnées.

Geolocator qui fournit les coordonnées et les modèles préremplis d’un point du globe préalablement choisit,

coord qui fournit une liste d’articles de la Wikipédia francophone se trouvant à proximité d’une coordonnée.

Enfin, puisqu’on est que cinquième actuellement, et que vous avez lu jusqu’au bout, j’ai ouïe dire que il y allait avoir prochainement un robot pour combler un peu notre retard…

Affaire à suivre donc.