Otourly's Blog

Pourquoi choisir OpenStreetMap ?

Posted in OSM by otourly on mai 30, 2014

Je ne vais pas ici décrire le projet OpenStreetMap encore une fois, mais plutôt ce qui fait qu’à mes yeux le projet soit devenu, après 10 ans d’existence, la référence de la cartographie.

La plus grande qualité d’OpenStreetMap est sa réactivité. Le projet évolue vite, et pour les zones urbaines, cette évolutivité est appréciable. En effet, il peut arriver qu’une infrastructure soit temporairement fermée à cause de travaux. Ça a été le cas pour les travaux dans le tunnel de la Croix-Rousse : ce tunnel lyonnais a été fermé pendant une année en 2013. Pendant ce temps là, il était bien paramétré comme fermé à la circulation, évitant ainsi de diriger les personnes cherchant un itinéraire, au moyen d’une solution basée sur OpenStreetMap, dans une impasse. Il va de même pour les éléments d’autoroute en construction. Ils sont en général présents dans OpenStreetMap bien avant leur ouverture, contrairement à d’autres services en ligne.

Lorsqu’on leur parle du projet, beaucoup de personnes se demandent comment les données sont mises à jour. Ces moyens sont variés. Le projet a à sa disposition des imageries, qu’elles soient satellites ou aériennes, le cadastre (pour la France), les GPS des contributeurs et depuis peu les données ouvertes (ou opendata). Le fait de mutualiser ces moyens pour la contribution au projet permet cette réactivité.

Un des points bloquant pour ceux qui souhaitaient utiliser OpenStreetMap sur leur site était l’impossibilité de l’incruster. C’est désormais faisable avec uMap, qui permet de choisir un rendu basé sur OpenStreetMap, de dessiner par dessus des formes (points, lignes et polygones) et de partager le résultat. Ainsi il est possible de faire facilement des cartes interactives, avec des fonctionnalités d’importation de données GPS et OSM. Par exemple sur cette carte des murs peints, les données sont extraites du projet à chaque chargement de la carte (qui peut être long). Pour anecdote, cette carte est la plus complète à ce jour sur Lyon, pourtant « capitale des murs peints », et qui propose des circuits touristiques sur ce thème.

Jusqu’à présent, OSM n’était pas un fournisseur de données ouvertes, mais plutôt un consommateur. Les services qui voulaient utiliser des données n’avaient qu’à piocher dans la base. L’association qui fait la promotion du projet en France, OpenStreetMap France, est maintenant devenue fournisseur de données ouvertes. Après extraction et traitement des données OSM, des jeux de données sont mis à disposition sur le site du gouvernement http://data.gouv.fr. Parmi ceux-ci, il y a la Base d’Adresses Nationale Ouverte (BANO) qui non seulement fourni une base des adresses  à partir de différentes sources mais en plus permet d’améliorer OpenStreetMap en affichant les adresses manquantes au projet. Et c’est toujours plus facile de voir ce qu’il manque lorsqu’on sait ce qu’il manque !

Dans certaines villes, la base de donnée OpenStreetMap est la plus complète disponible. Et mieux encore,  contrairement à certains services en ligne, des solutions basées sur OSM proposent des itinéraires cyclables en plus de l’itinéraire routier déjà disponible. D’ici quelques années il sera probablement possible de faire un calculateur d’itinéraires pour les personnes à mobilité réduite basé sur OpenStreetMap. Et le projet ne s’arrêtera pas là…

PS : Pour apprendre à y contribuer, c’est par ici : http://learnosm.org/fr/

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Si Wikipédia fonctionnait comme OpenStreetMap…

Posted in OSM, Wikipédia by otourly on août 7, 2013

…elle serait une base de donnée d’informations. Elle n’aurait pas d’images, pas de sons ni de vidéos.

Image par John Beal (CC-BY-SA-2.0) via Wikimedia Commons

  • L’édition

Il y aurait deux moyens d’édition:

– Celle en ligne serait limitée en fonctionnalités et son utilisation plutôt marginale. L’accès à l’édition pourrait être anonyme et bridé. Cette application offrirait une connexion sécurisée.

– Hors-ligne: elle nécessiterait l’installation d’un logiciel  plutôt déroutant pour les nouveaux utilisateurs. Elle serait cependant plébiscitée pour ses fonctionnalités avancées d’édition. De plus, il ne serait pas possible de l’utiliser sans se connecter. La connexion ne serait pas chiffrée.

Les données sur le site seraient dans toutes les langues, et ne subiraient aucune censure gouvernementale.

Les informations seraient stockées dans des champs décrits en anglais que les logiciels d’édition traduiraient à l’affichage.

Le travail inédit serait apprécié voire même encouragé, sauf cas évident de vandalisme.

Il n’y aurait pas de liens externes en-dehors des sites internet officiels. Les sources se résumeraient à du texte placé dans le commentaire de résumé.

Les fautes d’orthographes ne seraient pas gênantes: il y aurait un programme pour les détecter et les indiquer à des contributeurs expérimentés afin de les corriger.

Wikipédia pourrait être très détaillée, avec des anecdotes et des descriptions complètes des entrées qu’elle possède dans sa base de données.

  • La lecture

Wikipédia permettrait une lecture plus littérale, mais simple, de sa base de donnée. Cet affichage ne montrerait pas toutes les données dont elle dispose. Ainsi des sites miroirs ou spécialisés en fourniraient d’autres non visibles. Il y aurait d’ailleurs des informations qui ne seraient affichées nulle-part en dehors de l’interface d’édition.

  • La communauté

Les portails n’existeraient pas, il n’y aurait que des projets thématiques.

Des petites notes pourraient être placées dans la base de donnée, à destination des autres utilisateurs.

Le bistro de Wikipédia serait une liste de discussion permettant ainsi à chacun de le filtrer ou pas. D’ailleurs la plupart des discussions seraient des listes de discussion. Les doutes et remarques y seraient exprimés principalement.  Ces listes seraient publiques mais cela ne leur éviterait pas les marronniers.

Il ne s’agit bien évidement pas d’un souhait de voir Wikipédia ainsi transformée, mais je pense que c’est intéressant d’en faire la comparaison. Cet article est une façon de montrer que la « Wikipédia de la cartographie » n’est pas si proche de Wikipédia qu’il n’y paraît.

La carte OSM de Wikipédia s’améliore

Posted in OSM, Wikipédia by otourly on avril 12, 2012
Écran centre conmercial Lyon confluence - Wikipedia et OSM

La carte que l'on trouve actuellement sur Wikipédia, ici dans le centre commercial de Confluence. auteur : Otourly

WIWOSM, pour Wikipedia where in OSM c’est le nom du projet qui va rapprocher un peu plus Wikipédia d’OpenStreetMap. Ce projet est déjà fonctionnel sur la Wikipédia en allemand, à travers le lien désormais habituel « Karte ». Ce projet s’étendra sur l’ensemble des langues supportées lorsque OSM aura fini son changement de licence.

Pour l’utilisateur, en plus de ce que le lien proposait déjà, la région couverte par l’article va apparaître en rouge avec une transparence afin de ne pas masquer la carte. Toutes les possibilités seront traitées à savoir : un ensemble de polygones, un ensemble de segments ou un point.

Contrairement au système précédent, où la valeur ajoutée provenait uniquement de Wikipédia et de ses coordonnées GPS, WIWOSM profite du fait que OSM soit une base de donnée avant tout. En effet, dans OSM on peut marquer des objets avec une clé wikipedia. Et c’est cette clé qui est utilisée par le projet WIWOSM.

Les avantages sont multiples : ainsi la géolocalisation d’objets ne sera qu’améliorée. En effet on ne peut pas tout géolocaliser avec des coordonnées GPS, et OSM permet de fournir des informations précises et pertinentes. D’autant plus qu’avec un point GPS plusieurs problèmes se posent :

  • Certaines frontières sont découpées et fragmentées en plusieurs morceaux. Exemple : Tyrol
  • Certains articles ne peuvent pas être géolocalisés sans faire débat. Grosso-modo tout les articles qui impliquent plusieurs communes/départements/régions/cantons/pays… Exemple : Autoroute A7

Certes ce nouveau système offre quelques avantages, mais cela ne peut pas remplacer les coordonnées GPS, car OSM ne traite que l’actuel. Donc on ne verra pas sur cette carte les anciennes lignes de tramway de Rennes, par exemple.

En réalité, on peut déjà voir le résultat de cet outil directement sur la Wikipédia francophone grâce au WikiMiniAtlas, et pour cause, WIWOSM y est déjà implémenté. Ce dernier est très impressionnant, mais le fait qu’il utilise différentes données libres dont OSM (du coup il faut chercher la mention de la licence)  et que le zoom soit moins efficace le rend moins intéressant à mes yeux.

WIWOSM évoluera avec OSM, et même s’il n’y a qu’un peu moins de 170 000 clés wikipedia dans OSM, ce nombre ne fera qu’augmenter.

Quelques exemples en vrac :

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Photographie le patrimoine culturel italien et contribue à Wikipédia

Posted in Wiki Loves Monuments, Wikimédia Commons, Wikipédia by otourly on mars 18, 2012

Traduction du billet de Iolanda Pensa publié sur son blog sous licence CC-BY-SA 3.0 à l’adresse http://io.pensa.it/node/2220. Ce billet est la version originale d’une publication dominicale pour Il Sole 24 Ore, daté du dimanche 18 mars 2012 : Iolanda Pensa, I beni visibili grazie a Wikipedia: Il concorso Wiki Loves Monument promuove il patrimonio pubblico raccogliendo fotografie e dati. Ma l’Italia sconta vincoli di copyright in “Il Sole 24 Ore”, Domenica, Sezione Cultura e sviluppo, n. 77, p. 38. La traduction qui suit est donc sous licence CC-BY-SA 3.0.

Valoriser le patrimoine culturel italien sur Wikipédia est bénéfique pour l’Italie. Mais l’Italie semble tout faire pour éviter que son patrimoine culturel soit mis sur Wikipédia. Wiki Loves Monuments est une excellente occasion pour comprendre comment fonctionne le système. Tu prends une photographie d’un monument puis tu la met en ligne sur Wikimedia Commons, la banque de données multimédia de Wikipédia, sur laquelle tout le monde peut aller puiser. Ceci est en substance l’idée de Wiki Loves Monuments, un concours photographique international lancé en 2010 et organisé pour la première fois en Italie cette année. Tout le monde peut participer, en promouvant la connaissance du patrimoine culturel d’une nation et en contribuant de manière volontaire et gratuite à en améliorer la documentation, la valorisation et la protection. Wikipédia n’est certainement pas parfaite, mais ses 365 millions de lecteurs dans le monde forment un public sans aucun doute intéressant pour le tourisme.

Que l’implication de citadins fasse du bien au territoire n’est pas une chose nouvelle. il suffit de penser à la Convention Européenne du Paysage, aux Piani di governo del territorio et aux écomusées;  mais l’idée que les photographies puissent être distribuées librement se heurte avec la législation italienne. En Italie, les photographies des biens publics de valeur historique, artistique, architectural, paysager, archéologique et ethno-antropologique (pratiquement toutes) peuvent être utilisées librement pour un usage personnel ou de studio uniquement. Les autres usages nécessitent l’autorisation des surintendances (soprintendenza), qui peuvent réclamer une contrepartie financière.

Demander l’autorisation est complexe, parce que les surintendances sont organisées pour des zones territoriales et des domaines d’interventions spécifiques. Ceci est déjà en train de produire inévitablement une illégalité ample, non seulement parce qu’il est difficile de travailler à l’intérieur du système, mais aussi parce que dans ce siècle il est difficile d’imaginer que notre patrimoine soit si peu le notre.

Wikipédia et tous les projets Wikimedia ont une licence qui permet le réemploi des documents à des buts commerciaux, à la seule condition qu’on cite la source et que l’on garde la même licence. Pour ce motif le contenu de Wikipédia peut être inclus librement dans des publications, puis vendues, ou sur sites commerciaux avec publicité, ou être utilisée comme banque de données pour créer de nouveaux services. La liberté de réutilisation qu’accorde Wikipédia est aussi le motif pour lequel tant de volontaires s’impliquent à contribuer. Le fait qu’un citoyen qui fait une photographie d’un monument et la met sur Wikipédia sans autorisation ne respecte pas la loi italienne est tout simplement déconcertant.

Wiki Loves Monuments n’est pas seulement un concours photographique, c’est aussi une excellente occasion pour poser des questions. Mais combien l’Italie y gagne ? Si aux rétributions recueillies par les surintendances on soustrait les coûts de gestion de ce système, combien il reste ? Et est-ce que ce système contribue réellement au bien-être économique de notre pays?

Iolanda Pensa, membre de Wikimedia Italia, participe à l’organisation de Wiki Loves Monuments et est directrice scientifique de WikiAfrica/Share Your Knowledge pour la Fondazione lettera27.

Géolocalisons Wikipédia

Posted in OSM, Wikimédia Commons, Wikipédia by otourly on novembre 20, 2011

Ça faisait un moment que je me disais que je devais faire un article. Je dois à présent rattraper un peu mon retard.

Giving the tree a hand to stay up !

Giving the tree a hand to stay up! auteur : Barrie Cann CC-BY-SA 2.0

En 2011, alors que les versions linguistiques principales fêtaient leur 10 ans (et donc bien plus que l’âge de raison), les utilisateurs de Wikipédia en français ont décidé d’améliorer la géolocalisation des articles. Ce qui est très important car c’est parfois difficile à contrôler.

En fait, ce que les francophones font, ça se fait déjà sur la Wikipédia en Allemand. Un outil permet de nous remonter les erreurs liés au modèle:coord (et dérivés) qui, il faut l’avouer, n’est pas simple à utiliser. Par conséquent sur La Wikipédia en Français on privilégie l’infobox. On inclue le modèle coord dans cette boîte et finalement ça ne laisse au contributeur lambda que deux champs à remplir. Il peut notamment utiliser Geolocator pour arriver à ses fins.

Ensuite entre OpenStreetMap, dont j’en ai déjà parlé dans mon article « Open Street Maps intégré aux articles de Wikipédia » (notez que j’avais fait une faute à l’époque puisque j’avais rajouté un « s » qui est de trop). C’est l’occasion pour moi de dépoussiérer cet article et de le compléter :

– En octobre 2011, le nombre d’articles géolocalisés sur la Wikipédia francophone a atteint la barre des 176 000.

– Un script est fonctionnel pour récupérer  les coordonnées des articles s’ils existent sur la Wikipédia en français mais n’ont pas de coordonnées alors que ils apparaissent sur une autre Wikipédia.

– Le déploiement de la carte OSM est lent mais j’ai noté que déjà au moins 15 Wikipédia l’avait effectué. (pour avoir aidé la Wikipédia en italien et celle en vénitien, c’est ni très compliqué ni très facile; pour la Wikipédia en italien, la nouveauté a été mentionnée sur le blog de Niccolò Caranti )

Mais je pense que l’utilisation des coordonnées GPS est presque dépassée. Certes Wikipédia continuera à donner les coordonnées GPS qui s’avèrent utiles, mais finalement il n’est pas simple de pointer avec la bonne précision sur le monument concerné.

En effet, doit-on placer les coordonnées à l’entrée d’un monument (et laquelle ?), à son barycentre, son centre de gravité, ou un point quelconque ? J’avais eu il y a quelques temps une discussion avec un utilisateur, justement à propos de mettre les coordonnées GPS dans les infoboxes. Le problème est que notamment pour les massifs montagneux loin d’être évident de placer une coordonnée pour indiquer là où le massif se trouve. Doit-on placer les coordonnées (et donc la montagne) dans la commune que je préfère où celle du voisin ? Dans la commune où on trouve la plus grande partie mais pas son sommet ? À l’inverse ce serait réducteur de placer des coordonnées GPS sur le sommet du massif.

Donc il faut se pencher d’avantage sur ce que fait la force du projet OpenStreetMap. C’est un projet libre et comme tout projet libre qui se respecte, on a accès facilement à l’envers du décor. Par conséquent, on pourra récupérer non pas les coordonnées GPS (qui suivant la manière dont on les récupère est plus ou moins précis) mais directement l’identifiant OSM. C’est d’ailleurs l’objectif de la patate que j’ai lancée sur Wikimédia Commons à travers un modèle qui n’est pour le moment qu’expérimental, et qui normalement devrait être remplacé à terme.

Par exemple prenons l’article sur le Lac Léman actuellement les coordonnées pointent sur la partie française du lac, lac qu’on ne voit même pas en entier…

Par contre en récupérant l’identifiant OSM du lac (le chargement peut être long), on a une vue centrée et à la manière dont c’est géré par OSM il sera possible de surligner les limites.

La récupération des identifiants OSM pourrait même être (semi- ?) automatique, puisque le projet OSM possède une clé pour définir qu’une zone ou un point donné a un article sur Wikipédia. Il y a d’ailleurs une page expliquant le projet de collaboration avec OSM sur le wiki de ce dernier.

Or, la Wikimedia Foundation, rappelons-le, a des serveurs OpenStreetMap qui récupèrent les changements sur les serveurs du projet OpenStreetMap à la minute. Donc ces serveurs doivent être synchronisés et doivent conserver les identifiants OSM. Par conséquent il sera possible de s’appuyer uniquement sur les serveurs de la Wikimedia Foundation et ainsi soulager ceux du projet OpenStreetMap.

Revenant des Journées du Logiciel Libre, je ne cache pas que ces deux projets, OSM et Wikipédia attirent du monde et que finalement, quand on parle de ces liens entre ces deux projets, les réactions sont très positives.

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Ébauche

Posted in Wikipédia by otourly on janvier 22, 2011
Questa voce è solo un abbozzo.
Contribuisci a migliorarla secondo le convenzioni di Wikipedia

Un abbozzo è una pagina di Wikipedia comportando un template di abbozzo.

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Wiki loves Monuments

Posted in Wikimédia, Wikimédia Commons, Wikipédia by otourly on décembre 15, 2010

La tour de Babel par Lucas van Valckenborch en 1594

Comme l’a annoncé Wikirigoler sur son blog, l’association Wikimédia Nederlands, fort de de son expérience en 2010 sur les monuments des Pays-bas, lance l’idée d’un évènement « 2011 Wiki loves Monuments » étendu à toute l’Europe. Il faut dire qu’il y au moins trois pays européens qui ont une base en ligne, les Pays-Bas, la France et le Portugal (RCE, Mérimée et IGESPAR). Je n’en ai pas trouvé d’autres, il semble que pour l’Italie il y ait une base par région, et pour l’Espagne également donc plus difficile à exploiter.

Maintenant, cette initiative pourrait également s’appuyer sur la fameuse liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

L’astuce de ce « Wiki loves monuments Europe » est qu’il y ait une initiative par Pays. Il apparait clair que les trois pays déjà lancés dans l’aventure vont continuer sur leur lancée. Ce qui va être intéressant, c’est que derrière ce projet il y a une idée de collaboration entre les pays. Certainement avec les conseils, les outils, etc qui vont avec.

Cet évènement se déroulera dans tout les pays concernés durant le mois de septembre, comme une sorte de Wikiconcours, au cours duquel les participants soumettront des photos de monuments dans des listes pré-établies.

Édit : il semble que l’Espagne ait bien une base centralisée ici.

Mais l’idée n’est pas encore totalement fixée. Affaire à suivre donc…

Open Street Maps intégré aux articles de Wikipédia

Posted in OSM, Wikipédia by otourly on octobre 29, 2010

Le 20 Octobre dernier, la Wikipédia Germanophone a intégré Open Street Maps à tout les lecteurs de l’encyclopédie de la langue de Goethe. Auparavant, cette fonctionnalité était disponible que pour les utilisateurs inscrits appelée Gadget-osm.js depuis février 2008.

Concrètement, cela ajoute un lien supplémentaire sur les articles en haut à droite, là où l’on trouve les coordonnées. Les wikipédiens germanophones ont créé un projet pour placer les coordonnées sur les articles.

Mais à partir de ce soir, tout les utilisateurs de la Wikipédia Francophone peuvent à présent profiter à leur tour d’une visualisation dynamique de la carte Open Street Maps avec la position des articles de Wikipédia situés à proximité.

Passons aux statistiques, d’après le projet géocoordonnées allemand cité plus haut,  la Wikipédia Francophone a 63 637 articles géolocalisés. Ce n’est pas mal, mais si l’on compare ce nombre au nombre de communes en France qui est de 36 783, ça fait tout de suite beaucoup moins impressionnant. Bon si on regarde le décompte actualisé, on trouve 78 982. ce qui est pas mal, et nous place cinquième en terme d’articles géolocalisés. C’est bien mais ça signifie qu’il y a de nombreux articles sur Wikipédia qui n’ont pas le modèle {{coord}} ou bien les champs des infoboxes ne sont pas renseignés.

Maintenant, ce n’est pas tout, j’ai parlé des communes de France, mais il se pose deux problèmes dans Wikipédia à leur sujet:

– La nouvelle infobox, qui est sensé être plus jolie et plus propre ne fait pas l’unanimité,

– Les coordonnées des articles sur lesquels l’infobox est placée ne se trouvent pas en haut à droite (une vieille discussion), donc il n’est pas possible de voir la carte interactive OSM.

Il n’y a pas que l’infobox des communes françaises qui est concernée par le second problème (les infoboxes des communes du Portugal par exemple) mais c’est là que les discussions vont bon train.

Enfin il existe quelques outils assez sympathiques et facile d’utilisation pour jouer avec les coordonnées.

Geolocator qui fournit les coordonnées et les modèles préremplis d’un point du globe préalablement choisit,

coord qui fournit une liste d’articles de la Wikipédia francophone se trouvant à proximité d’une coordonnée.

Enfin, puisqu’on est que cinquième actuellement, et que vous avez lu jusqu’au bout, j’ai ouïe dire que il y allait avoir prochainement un robot pour combler un peu notre retard…

Affaire à suivre donc.

Un million d’articles sur la Wikipédia francophone

Posted in Wikipédia by otourly on septembre 23, 2010

Tout a été dit déjà et à de nombreux endroits¹. Mais pour fêter le le millionième article je me permet d’en écrire un brièvement.

J’aurais pu répliquer intégralement l’article de Wikinews sur le sujet :  Wikipédia : un million d’articles en français qui est sous la licence CC-BY-SA au même titre que ce blog. Il aurait suffit de mettre un lien sur l’historique.

Mais, en réalité, si cet article a été prêt à temps sur Wikinews, c’est surtout parce qu’il a été préparé sur Wikipédia, pour un billet du blog de l’association Wikimédia France. Au passage l’article sur Wikinews s’est doté de quelques informations complémentaires…

Bref, c’est toujours plaisant de voir les réutilisations de contenus sous licence libre se propager.

Les licences libres sont comme des briques qui servent à la construction d’un immeuble, et plus ça avance, plus c’est solide et joli. Et bien, souhaitons à WIkipédia (ainsi que tout les autres projets de la Wikimédia Foundation) d’avoir encore pleins de million d’articles supplémentaires.

Note: liens en vrac (sans compter ceux déjà mentionnés plus haut et les réseaux sociaux) :

http://wikirigoler.over-blog.com/article-wikipedia-la-millionieme-page-a-ete-creee-57611742.html

http://darkoneko.wordpress.com/2010/09/23/le-million-le-million/

Pourquoi Wikimédia Commons devrait être plus au centre des Wikipédias (et pas que)

Posted in Wikimédia Commons, Wikipédia by otourly on août 12, 2010
Circular-water-sharing Momoki-Takeda-City

Dispositif de répartition de l’eau à Taketa au Japon - Domaine public - Photo de Tsutsui Mizuki - Et ça me fait curieusement penser au logo de Commons...

Quand on parle de Wikimédia Commons à des Wikipédiens, francophones notamment, ils disent que Wikimédia Commons est bien mais trop anglophone, du coup ça ne leur sert que pour les besoins primaires; Seulement voilà, l’outil de recherche de Wikimédia Commons est à l’image de ce qu’il se dit dessus, très tourné anglophones par conséquent il est difficile pour quelqu’un ne parlant pas anglais de trouver ce qu’il cherche. Pour faire bref une recherche sur Commons en anglais sera de manière générale plus précise et plus fournie qu’une recherche équivalente en français.

Le vrai problème n’est pas l’anglais, car au final il faut bien une langue pour lier l’ensemble, mais bien les catégories.

Je m’explique; Les catégories sur Commons c’est quelque chose de très compliqué pour quelqu’un qui n’est pas à l’aise avec l’anglais. D’ailleurs bien souvent il se contentera de n’ajouter qu’une seule catégorie (celle du sujet principal de l’illustration) voire même aucune. Laissant aux contributeurs confirmés se dépatouiller selon leur niveau en anglais. Et je peux vous assurer que ça prends pas mal de temps, et que quelque fois ces personnes aimeraient mieux aller prendre des photos, les téléverser, les décrire, révoquer quelques vandalismes… Je me demande combien de personnes confirmées sur Commons ont moins de 5% de leur compteur d’édition consacré aux catégories…

Bien souvent mes importations conditionnent les catégories que je vais remplir, corriger, bref améliorer. Il y a cependant tout une arborescence que je suis grâce à un petit code Javascript créé par Chphe  qui s’appelle SuiviCat.js ; un nom bien français et par conséquent peu utilisé sur ce projet anglophone. Je me souviens encore avoir fait la demande d’adaptation de SuiviCat pour Commons…

En fait si on regarde ce qui se fait ailleurs, je veux dire sur d’autres sites d’hébergement d’images (notamment FlickR), le système de catégories est bien souvent remplacé par un système de tags. Les tags c’est pratique, rapide, simple… mais ça fait désordre, surtout en présence d’homonymes. Mauvaise piste, retournons donc à nos chères catégories.

En fait les catégories, pour régler définitivement le problème, dans l’idéal devraient être 100% multilingues. Par contre ça impliquerait que les administrateurs parlent plusieurs langues. Et par conséquent les vandalismes en hindi seraient certainement plus difficiles à détecter… Pour le moment ça a plutôt l’air d’une utopie, mais ça a un gros avantage, cela réconcilierais les différents contributeurs des Wikipédias, Wiktionnaires, Wikilivres, Wikinews…

Wikimédia Commons deviendrait réellement un projet international, la recherche serait enfin utilisable par tout le monde. Pour toutes les Wikipédia, chacun comprendrait les catégories et donc les thèmes des images… D’ailleurs bien souvent ce sont les catégories qui décrivent le mieux un fichier. Pour la simple et bonne raison que tout le monde ne s’appelle pas Otourly, et par conséquent tout le monde ne place pas d’hyperliens vers Wikipédia dans les descriptions des fichiers sur Commons. Pire encore, il n’y a parfois qu’un texte minimaliste en description qui ne décrit même pas la photo de manière optimale.

Car ce n’est pas que la faute de l’anglais, je dois bien l’avouer… Si on regarde ce fichier par exemple : File:Church_of_the_Nativity_of_the_Theotokos_(Gora_Pnevits)_05.jpg seul le titre et la catégorie sont compréhensibles pour quelqu’un qui a des petites notions d’anglais. Il n’y a pas de lien vers Wikipédia dans la description qui puisse nous aider à savoir ce que c’est exactement.

Mais réconcilier Wikipédia et Commons c’est possible, d’ailleurs, le Projet Monuments historiques en est un bon exemple; d’un coté qui mieux que des français peuvent aller prendre des photos, trier ces photos, les géolocaliser (ou géolocaliser les catégories justement), et ainsi faire profiter à tous ? Il est vrai que ces fichiers sur commons ont tendance à n’être décrits qu’en français mais pour la majorité ils sont bien catégorisés.

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